Jérémie Ferrer-Bartomeu

Fonction: Docteur

Email: jeremie.ferrerbartomeu@univ-tours.fr

Discipline: Histoire

CV court: 

2018 –
Attaché temporaire d’enseignement et de recherche, histoire moderne (22e section CNU).
Université François-Rabelais de Tours, Centre d’études supérieures de la Renaissance. Chercheur associé du Centre Jean-Mabillon de l’École nationale des chartes.

2017 – 2018
Attaché temporaire d’enseignement et de recherche, histoire moderne (22e section CNU).
Université Paris-Nanterre, Mondes américains.

2016 – 2017
Membre scientifique de la Casa de Velázquez, École des hautes études hispaniques et ibériques (Madrid).

2013 – 2016
Doctorant contractuel de l’École nationale des chartes. Moniteur d’enseignement à l’université de Paris-IV – Paris-Sorbonne.

2009 – 2013
Académies de Créteil et de Versailles. Professeur d’histoire-géographie dans l’enseignement secondaire public.

Thèmes de Recherche: 

Mes recherches, jusqu’à la récente soutenance de ma thèse de doctorat, ont principalement porté sur l’exploration de la croissance et du développement des procédures et des pratiques d’État lors du basculement problématique des XVIe-XVIIe siècles.

Ma thèse de doctorat s’intitule : L’État à la lettre. Institutions de l’écrit et configurations de la société administrative durant les guerres de Religion (vers 1570 - vers 1610. Royaume de France).

L’hypothèse principale qui guida ma recherche est la suivante : l’État royal dans sa modalité moderne est né des guerres de Religion, de la contestation radicale et violente de sa légitimité, des dissensions territoriales et des conflits militaires et diplomatiques. L’édifice de papiers d’État produit au cours du moment politique 1570-1620 est ainsi une réponse, une reformulation et une ressaisie de la réalité oppositionnelle des temps de guerre civile.

La disposition programmatique des « bureaux » et la reconfiguration des institutions traditionnelles – le conseil et les cours, la chancellerie et les grands corps royaux – répondent à l’urgence face à laquelle l’État royal est confronté, celle d’éviter jour après jour son propre anéantissement. Ces structures techniques et poli- tiques agissent à la manière de « flotteurs » d’un ensemble gouvernemental et d’une société politique bien plus vastes. Leur travail concret et quotidien vise à éviter la submersion de toute l’architecture institutionnelle.

Ces questions trouvent des échos dans d’autres temps et d’autres espaces, plus lointains ou plus proches et contemporains et confèrent singulièrement à la question de l’État des arêtes plus raides que la seule exploration de sa genèse ou de son degré avéré de modernité : quel est le rôle exact des administrations techniques dans la tradition de l’information politique lors des changements de règnes et des basculements dynastiques, comment construire et adosser la légitimité d’un régime aux savoirs pratiques d’instances techniques, voilà des questions qui sont au cœur des problématiques des sciences sociales et politiques du temps présent.

Trois problèmes historiographiques et méthodologiques majeurs se déploient dans mon travail de recherche.
Il s’agit d’abord de l’appréhension des sources, et notamment des sources de la pratique, comme dispositifs dynamiques et processus plutôt que comme contenus et réceptacles d’informations disponibles pour l’historien.
Le second problème réside dans les formes de l’autonomie gagnée par les administrateurs des guerres de Religion, autonomie qui se développe sous l’effet de la nécessité des guerres, de l’incorporation des compétences politiques en raison de la proximité au souverain et de la mobilisation de stratégies familiales pour se maintenir au service du roi.
Le troisième et dernier problème tient dans la disjonction des cultures politiques du roi et des administrateurs, disjonction qui s’opère au second XVIe-premier XVIIe siècle, en insistant sur les différences entre le règne d’Henri III et celui d’Henri IV. La conception du pouvoir royal se fonde, sous les derniers Valois, davantage sur une incorporation de l’administration dans le gouvernement en temps de crise politique ouverte. À la première résolution de cette crise, en 1598, par la paix intérieure de l’Édit de Nantes et la résolution du conflit européen grâce à la paix de Vervins, le premier Bourbon Henri IV opère une plus nette séparation, offrant à son administration un cadre aux arêtes plus nettes comme pour sanctuariser et mettre à part les mystères de l’État et les arcanes du gouvernement monarchique, soutenue par la formidable croissance de la religion royale et l’exaltation d’une majesté conquise et gagnée sur les champs de bataille, dans le fracas des armes.

Cursus studiorum: 

2013 – 2017 – Doctorat d’histoire moderne.

École nationale des chartes. Obtention d’un contrat doctoral pour la réalisation d’une thèse de doctorat en histoire moderne sous la direction du professeur Olivier Poncet. Thèse soutenue le 9 décembre 2017. Qualification aux fonctions de maître de conférences obtenue en 22e section du CNU le 2 février 2018.

2007 – 2011 – Master d’histoire moderne.

Université de Paris-IV – Paris-Sorbonne. Maîtrise (2007) d’histoire moderne, mention Très Bien. Master 2 (2011) d’histoire moderne, mention Très bien. Mémoires de Maîtrise et de Master 2 dirigés par les professeurs Denis Crouzet (Paris-IV – Paris-Sorbonne) et Nicolas Le Roux (Paris 13).

2006 – 2011 – Diplôme de l’École normale supérieure.

École normale supérieure de la rue d’Ulm. Concours de la voie universitaire. Obtention (2011) du diplôme de l’ENS, option majeure « Histoire », options mineures « Géographie, philosophie politique, persan ».

Gestion de la recherche: 

Co-organisation de deux séminaires dans le cadre du post-doctorat :

- « La République européenne des bureaux. Écrits, pouvoirs et représentations dans l’Europe moderne, XVIe-XVIIIe siècles » (séminaire de recherche accueilli par le centre Jean-Mabillon de l’École nationale des chartes ; 6 séances de janvier à juin 2019). Co-organisateur : Johann Petitjean, MCF à l’université de Poitiers. Direction : Professeur Frédéric Duval (CJM, École nationale des chartes).

- « Les Savants et les Politiques » (cycle de rencontres annuelles entre politiques et chercheurs porté par le Centre européen des études républicaines (CEDRE) et ses partenaires de Paris Sciences et Lettres (PSL) à l’occasion du centenaire de la conférence de Max Weber ; 10 séances de septembre 2018 à juin 2019). Direction : Professeur Olivier Christin (EPHE, université de Neuchâtel).

Co-organisation de deux journées d’études dans le cadre du contrat doctoral :

- « L’écrit aux mains du pouvoir. Fabrication, diffusion et conservation de l’écrit politique (XVe-XXIe siècles) » (centre Jean-Mabillon, 15 mai 2014, Paris).

- « La matérialité de l’échange dans les réseaux de correspondance (Périodes moderne et contemporaine) » (centre Jean-Mabillon de l’École nationale des chartes, école doctorale « Pratique et théorie du sens », Université Paris-8 Vincennes-Saint- Denis, 10 mars 2015, Paris).

Co-organisation et commissariat de deux expositions :  

- Sombra Viva à l’Académie de France à Madrid, en collaboration avec Camille Benarab-Lopez et Fabien Léaustic, boursiers artistiques de la Casa de Velázquez, octobre 2014.

- La Plaine Saint-Denis. Territoires, mémoires et prospectives, exposition d’urbanisme accueillie par la mairie de Saint-Denis et Plaine Commune, établissement public territorial, avril 2016.

Comite de lecture: 

Urbanités
http://www.revue-urbanites.fr/

Expertises et jurys: 

Ancien membre de la commission de sélection des boursiers de l'École des hautes études hispaniques et ibériques, Casa de Velázquez (Madrid).

Conseils scientifiques: 

  •  Ancien membre élu suppléant du conseil scientifique de la Casa de Velázquez.
  • Ancien membre du conseil de laboratoire du Centre Jean-Mabillon de l'École nationale des chartes.