LVIIIe Colloque international d'études humanistes. François Ier, roi de guerre, roi de paix

Date: 

30 Juin 2015 au 3 Juillet 2015

Organisateur : Pascal Brioist & Benoist Pierre

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Résumé : 

 

À peine le jeune François Ier accéda-t-il au trône de France en janvier 1515, qu’il s’engagea 9 mois plus tard dans l’un des combats guerriers les plus violents de son temps, dont il sortit victorieux : la bataille de Marignan avec l’objectif de reconquérir le Milanais. L’année suivante, François Ier signait une paix perpétuelle avec les Suisses et, à la mort de l’empereur Maximilien Ier en 1519, brigua la couronne impériale qui revint à son futur grand rival : Charles Quint.

La bataille de Marignan est restée célèbre dans les annales de France tout autant par la dimension stratégique et militaire que par la glorification du roi de guerre qui s’ensuivit. Ce colloque international cherche justement à s’interroger sur les figures du roi de guerre et du roi de paix incarnées par François Ier. On connaît en effet celui-ci comme « roi protecteur des lettres et des arts », comme « roi bâtisseur » de châteaux et notamment de Chambord, comme « roi de gloire » développant un imaginaire symbolique et politique très bien analysé à la fin des années 1980 par Anne-Marie Lecoq. Tantôt identifié à César ou à l’Hercule gaulois, François Ier s’impose également comme guerrier et comme roi justicier ou roi pacificateur. Il prend aussi à plusieurs reprises la posture du roi-Christ au moment de la montée des tensions confessionnelles en Europe et en France. Le règne de François Ier est par conséquent marqué par l’exaltation de la personne royale aux dépens de concepts plus abstraits comme le trône ou la couronne. Certains historiens ont vu dans cette évolution l’affirmation d’un « premier absolutisme », interprétation qui a cependant été fortement nuancée voire remise en cause (John Russel Major, David Parker, Arlette Jouanna, etc.).

Dans quelle mesure François Ier fut-il aussi un « roi de guerre » certes au temps des guerres d’Italie, mais aussi après l’humiliante défaite de Pavie en 1525 qui, avec la capture de François Ier clôt le mirage italien ? Cette notion de « roi de guerre » qui a été appliquée principalement pour les grands princes du XVIIe siècle (à travers, par exemple, l’essai de Joël Cornette, Le Roi de guerre. Essai sur la souveraineté dans la France du Grand Siècle, Paris, Payot, 2000) a-t-elle un sens pour le premier XVIe siècle ? Cette image à laquelle il faut nécessairement accoler celle du « roi de paix » ne repose-t-elle pas sur le développement de nouvelles pratiques guerrières qui génèrent à leur tour une culture particulière et la mise en place de nouvelles structures non seulement en matière militaire mais aussi dans le domaine politique, institutionnel et fiscal ?

 

Comité scientifique

Florence Alazard, Université François-Rabelais de Tours, CESR
Monique Chatenet, Centre André Chastel, Laboratoire de recherche en Histoire de l’art, Université Paris-Sorbonne, UMR 8150
Luc Forlivesi, Conservateur en chef du Patrimoine du Domaine national de Chambord
Jean Guillaume, Université de Paris-Sorbonne, Centre André Chastel, Laboratoire de recherche en Histoire de l’art (UMR 8150)-CESR (UMR 7323)
Arlette Jouanna, Professeur émérite, université Paul-Valéry de Montpellier III
Chiara Lastraioli, Directrice MSH Val de Loire, Université François-Rabelais de Tours, CESR
Robert Knecht, Professeur émérite d’histoire française, Université de Birmingham
 

Crédits Photos

Jean Clouet, Portrait équestre de François Ier, Musée du Louvre, D.A.G. - Photo © RMN-Grand Palais (Musée du Louvre) / Michèle Bellot
Jean Thenaud, Triomphes des vertus - ©BnF. Mss., Fr. 144, fol. 95v
 
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